Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux affirme que certaines batteries au lithium de marque Felicity Solar seraient équipées d’un microphone capable d’enregistrer les conversations des personnes présentes dans les habitations. À l’appui de cette affirmation, la vidéo montre l’intérieur d’une batterie et un composant électronique portant la mention « MIC 2 ». De quoi alimenter rapidement les inquiétudes : le dispositif serait-il conçu pour écouter les utilisateurs à leur insu ?

La présence d’un microphone sur une carte électronique ne signifie toutefois pas qu’il s’agit d’un dispositif d’espionnage.

La pièce montrée dans la vidéo fait partie du système électronique de gestion de la batterie, appelé BMS (Battery Management System). Ce système joue un rôle essentiel dans la surveillance et la protection des batteries lithium-ion. Il contrôle notamment différents paramètres de fonctionnement, comme la charge, la température et l’état général de la batterie, afin de prévenir des situations susceptibles de l’endommager ou de provoquer un incident.

La batterie présentée dans la vidéo comporte également une carte électronique ESP32, un microcontrôleur couramment utilisé dans des systèmes connectés. Dans ce type d’équipement, il peut notamment assurer la communication entre la batterie et un téléphone ou une interface permettant de consulter certaines données de fonctionnement.

Reste alors la question du composant identifié comme « MIC 2 ». Selon l’explication fournie dans la vidéo originale, il s’agit bien d’un microphone, mais son rôle serait lié au système de sécurité de la batterie, et non à l’enregistrement des conversations. Il pourrait notamment être utilisé pour détecter certains sons anormaux susceptibles de signaler un problème, comme une étincelle électrique ou un bruit associé à un incident.

L’objectif serait alors de permettre au système de gestion de réagir à une situation anormale et, le cas échéant, de mettre la batterie en sécurité.

Il faut néanmoins distinguer deux affirmations. La présence physique d’un microphone est une chose ; démontrer qu’il est utilisé pour espionner les utilisateurs en est une autre. La vidéo virale ne fournit pas d’élément permettant d’établir que ce composant enregistre les conversations ou transmet celles-ci à distance.

La mention « MIC 2 », sortie de son contexte sur une carte électronique, a donc été interprétée comme la preuve d’un dispositif d’écoute. Or, dans un équipement électronique complexe, l’identification d’un composant ne suffit pas à déterminer sa fonction réelle.

Le microphone visible semble être associé au système de sécurité de la batterie, et rien dans les images présentées ne permet de conclure qu’il sert à espionner les utilisateurs.

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